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Saxifrage – Numéro 12

Photographie de Jikabo

Éditorial

Certains lecteurs demeurent dubitatifs quant à la singularité cellulosique de Saxifrage : « il est trop grand, trop large ! Votre papier est trop épais, trop blanc », etc. Le journal casse-pierre ne semblerait donc pas correspondre aux canons de beauté de la presse contemporaine et empêcherait le bon déroulement d’une sieste estivale prometteuse.

Sachez, cependant, que Le Canard enchaîné est plus haut de trois centimètres. Le New York Times, le Corriere de la sierra sont au format broadsheet, c’est-à-dire qu’ils sont plus hauts de deux centimètres et plus larges de cinq centimètres. Cependant, Saxifrage est, pour quelques centimètres, plus grand que « le journal gothique du soir » et Le Figaro avec leur format berlinois et que, jusqu’à nouvel ordre, il ne basculera pas dans la dimension des tabloïds (Libération, L’Équipe) voir du demi-tabloïd illisible du journal de la région Occitanie. Le format des journaux papiers se rétrécit et se standardise. Une histoire de coûts paraît-il et de confort de lecture.

Il y a trois ans, les dimensions du journal ont été discutées et l’idée d’un grand format s’est dégagée comme une envie de créer et de s’approprier un espace graphique nouveau pour beaucoup d’entre nous. S’amuser un peu, en somme.

Éditer un journal, c’est aussi travailler avec une imprimerie. Le faible tirage (1 000 exemplaires) rendait trop chère et inadaptée l’impression sur presse rotative (technique d’impression adoptée par la grande majorité de la presse et qui permet d’imprimer vite et mal sur un papier de mauvaise qualité). Et puis nous avons rencontré Nathalie Portier. Nous lui avons indiqué nos envies et nos contraintes. Le résultat, vous l’avez dans les mains. Un format 52 x 72 centimètres sur un papier offset tout blanc. Un résultat brut, puisqu’à aucun moment le papier n’est massicoté. Les lèses livrées par le papetier à l’imprimerie sont mises directement en machine pour être imprimées. Parfois, le papier est un peu trop épais, certains ont dû s’en rendre compte sur le dernier numéro, un grain de sable s’étant glissé dans les rouages délicats de cette fabrication artisanale.

Une fois imprimé, Saxifrage est confié dans les mains expertes des amoureux du pliage fait main. Des ratés ont cependant été remarqués, certains abonnés recevant deux fois le feuillet de couverture, d’autres uniquement le cahier central. Là encore, les artisans-journalistes que nous sommes ont vite comblé le préjudice, permettant aux lecteurs malchanceux de poursuivre leur lecture.

Alors, peut-être que le papier est un peu trop épais pour emballer les poissons où pour lancer la flambée en vue des grillades de la réunion familiale du 15 août. Peut-être que la lecture de Saxifrage demande un peu d’agilité pour ne pas éborgner le voisin dans les trains ou les autocars. Finalement, Saxifrage est peut-être aussi comme ces fruits et légumes non calibrés, mais pourtant si bons, que l’on ne retrouve pas sur les étals des supermarchés.


Au sommaire

Articles consultables en ligne

Articles consultables en version papier

Coquelicot, Démocratie participassive (p. 1)

Jikabo, Ni dieu ni parcmètre ! (p. 2)

Jean-Pierre Cuq, Kafkarte grise (p. 2)

Florian Jourdain, Aux armes, mitoyens ! (pp. 4-5)

Rémi Bénos, L’énergie de l’autonomie (pp. 5-6)

Jean-Pierre Cuq, Volts-face (p. 6)

Lionel, Du vent ! (p. 6)

Jikabo, Y’a plus de saisons (p. 7)

Fabrice Ingueneau, De l’harmonie du cosmos au chaos du monde (p. 7)

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