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Gagner la guerre

Stúre Polisson

Photo de Mathu CK
Photo de Mathu CK

Alors que la pandémie de coronavirus Covid-19, déjà annoncée fin février comme à très haut risque mondial par l’OMS, s’étend irrémédiablement en France et crée une situation atypique, le président de la République française, bon père de famille et grand oracle, s’est fendu de deux allocutions consécutives pour faire part de leur sort aux citoyens de cette même République. C’est surtout en sa qualité de chef des armées qu’il se sera illustré.

Branle-bas de combat

Premier président de la République française à parader sur les Champs Élysées à bord d’un char de combat depuis le général de Gaulle, Emmanuel Macron n’aura pas manqué depuis son investiture de renvoyer au langage et aux symboles militaires. Le lundi 16 mars, lors d’une allocution solennelle, il se sera à nouveau illustré dans cet exercice en insistant particulièrement sur une expression pour décrire la situation épidémiologique française : « nous sommes en guerre ».

Si bon nombre de dits journalistes, commentateurs, éditorialistes, piliers de comptoir ne s’attardant plus qu’à la queue de supermarchés bondés – et que j’appellerai les blablateureuses – commentent cette analogie à juste titre, quoique de manière convenue, c’est peut-être parce qu’elle révèle à la fois le ridicule de la comparaison elle-même, et invite chacun à se poser plus sérieusement et largement la question suivante : sommes-nous en guerre ? Car, pour l’instant, si nous venions à accorder quelque crédit à ce bon mot de notre président, et que nous soyons effectivement en guerre face à un ennemi poétiquement nommé Covid-19, la manière dont est gérée cette crise sanitaire montrerait sans trop de subtilités que notre commandement est vraisemblablement une bande d’incapables arrogants.

En effet, fidèle à l’aveuglement français de l’entre-deux guerres, nos gouvernants auront à nouveau refusé de voir que l’ennemi était clairement à nos portes : retours de Chine de touristes et autres personnes, situation en Italie, autres facteurs de la mondialisation… À croire que les frontières françaises sont tout aussi infranchissables par les virus que par les nazis ou les nuages nucléaires. Ceci sans parler des très hauts gradés, telle la générale en chef de la Santé Buzin, qui aura préféré se concentrer sur un poste municipal, plutôt que de préparer ladite guerre1.

De manière plus globale, et c’est là où le bât blesse, quel type de commandement viendrait à démanteler sciemment sa propre armée depuis au moins dix ans, notamment par la loi Bachelot, en organisant méthodiquement son incapacité à agir ? Quel type de commandement – même si on m’objectera qu’il n’a pas été le même depuis dix ans – viendrait à ignorer les recommandations, les alertes, les plaintes, les colères remontant de son armée depuis plus d’un an ?

Si la manière dont notre gouvernement entend gérer cette crise à renfort de militaires endimanchés, d’ordonnances et de pleins pouvoirs en état d’urgence, renvoie en effet à une situation militaire, elle devrait nous inquiéter olfactivement quant à l’état de putréfaction avancée de la Ve République, ainsi qu’à la limitation toujours plus grande de nos libertés et de nos acquis sociaux2.

Les consignes les plus contradictoires de ce gouvernement – qui pourraient être résumées ainsi au hasard : restez chez vous mais allez voter sans vous attarder sur les pelouses pendant que le Président va au théâtre plutôt que de passer deux ou trois coups de fil pour trouver des masques chirurgicaux et des appareils d’assistance respiratoire – montrent chaque jour la déroute inquiétante dans laquelle est plongé notre commandement face à un ennemi déjà bien identifié, que l’on sait comment combattre, et dont on savait la venue inéluctable.

Commandement qui, enfin, somme les conscrits de dernière minute d’adopter les bonnes pratiques, les bons gestes, réflexes, attitudes et comportements, après leur avoir tant renié la capacité à s’investir activement dans le combat quotidien pour leur propre santé, le rapport à leur corps et à celui des autres – conscrits qui, jusqu’à présent, avaient cru que le mot d’ordre n’était pas solidarité, mais compétition et libre marché.

Le libre marché, « l’économie », les voilà les raisons du branle-bas de combat général et de la schizophrénie ambiante : se confiner mais quand même aller travailler. Les blablateureuses et nos gouvernants se font-ils piéger dans leur propre réductionnisme ? Car ce n’est pas « l’économie » qui est vitale et qui ne doit pas s’arrêter. Ce sont certaines activités de production de biens et de services, certaines « économies » qui doivent en effet rester actives, car sans elles nous mourrons toutes et tous plus vite que prévu, alors que d’autres n’ont d’autre intérêt que de continuer à alimenter les bourses déjà bien pleines de quelques capitalistes de premier plan.

On se demande par exemple si c’est bien pour sa survie alimentaire que mon père s’est vu « conseiller » (le terme est toujours ambigu venant d’une « personne dépositaire de l’autorité publique ») de préférer les supermarchés aux petits producteurs par certains condés du Tarn, le laissant tout de même aller récupérer ses volailles, ou si c’est pour assurer la survie boursière de messieurs Mulliez (Auchan), Leclerc ou Arnault (Carrefour). Car si en effet la production et la distribution alimentaires sont des activités économiques vitales, concentrer toute une population dans des supermarchés qui concentrent des produits qui viennent des quatre coins de France et de Navarre, plutôt que de sécuriser le marché de plein air local, ne semble pas relever d’une grande pertinence épidémiologique ni économique, mais au contraire d’un parti pris capitalistique.Mais notre commandement est face à ce dilemme : stopper les activités économiques « non-indispensables », c’est cependant perturber profondément le corps social, que leur tâche principale est de maintenir en paix tout en l’amputant. C’est, en fait, gagner du temps pour répondre à la question : qui paiera l’arrêt de ces activités et donnera de quoi manger aux « sans dents » ? Les capitalistes qui ont privatisé les profits, ou l’État qui trouvera bien un moyen tôt ou tard de raccrocher un boulet – à géométrie variable – aux chaînes du bon peuple françois ? Les dominants nous invitent à « revenir à l’essentiel », mais clairement, en matière sanitaire et économique, eux ne savent pas le faire. Pire, ils se délestent, et nous voilà maintenant sommés d’être responsables, par des dirigeants irresponsables.

Car si cette crise n’est évidemment pas une guerre – ce mot a un sens, bordel de cul, et c’est faire peu d’hommage aux morts de toutes les guerres que d’établir une telle comparaison ! – la désigner ainsi nous donne pourtant l’occasion de nous demander de qui nous sommes l’armée, et à quelle fin sont livrées toutes ces batailles.

Clair-obscur pandémique

Étant donné que tous les avis sont bons à prendre, alors que les seuls qui devraient être suivis, expliqués et débattus, sont ceux de la communauté des soignants, permettez-moi d’opiner à propos des vraies origines de cette crise. Je suppute donc que le Covid-19 est une métastase cosmoidéologique de la polymérisation quantique en aérobie d’un fémur de Jean Jaurès récupéré par un communiste chinois de la province de Wuhan, et avec lequel s’est amusé son pangolin domestique au cours des derniers mois. En d’autres termes, le coronavirus est le messager de feu J.J. pour redonner vie au socialisme.

Car il y a de quoi être circonspect quant à la vitesse à laquelle les idées socialistes resurgissent dans bon nombre de bouches. Depuis la première intervention télévisée de saint Macron – ce cryptomarxiste qui avait déjà fait son « coming-out » lors du centième anniversaire de l’organisation internationale du travail3 – jusqu’aux témoignages d’auditrices de Sud Radio que j’ai eu le plaisir de redécouvrir pendant quelques jours sans autre fréquence à me mettre sous l’oreille, il émerge une idée, que les cheminots, les anarchosyndicalistes, les activistes de la justice climatique, les Gilets jaunes ou encore la CGT, pour ne citer qu’eux, ne semblaient pas avoir réussi à instiller profondément dans les esprits : la mondialisation (néo)libérale des biens et des services, la globalisation, c’est de la merde stérile en boîte de conserve. Le 12 mars 2020, le sous-commandant Macron a en effet été formel : « Ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en-dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie. »

Combien d’altermondialistes de la première heure doivent avoir aujourd’hui la larme à l’œil de voir enfin leurs idées reprises en boucle par les marionnettes et les marionnettistes de ce système qu’ils combattent ? Et avec quelles conséquences pratiques ? Suspension de toutes les réformes en cours ; projets de nationalisations – même si cela consistera une fois de plus, sauf sursaut, à socialiser les pertes pour mieux privatiser les profits par la suite – ; diminution drastique du trafic aérien, de la pollution de l’air… Et même qu’il paraît, selon les blablateureuses de Sud Radio, dont les sources ne sont pas toujours très claires : des dauphins réinvestiraient la baie de Marseille ! Il aura fallu un virus pour qu’enfin l’État annonce faire appliquer – si l’on peut dire et temporairement – la loi opposable au logement en payant des chambres d’hôtel aux SDF.

En clair, c’est l’An 02, le monde humain s’arrête enfin, et c’est terriblement réjouissant. C’est d’entendre ces témoignages absurdes de personnes privilégiées qui redécouvrent la lente douceur du temps qui passe mais qui, déboussolées, se demandent comment elles vont bien pouvoir remplir ce dernier. Toujours à chercher des projets, quand il est enfin possible de ne plus en faire. Ce sont ces témoignages spontanés de parents qui félicitent les enseignants, ces feignasses, d’arriver à supporter leur marmaille à plein temps toute l’année. Ou encore ces candides applaudissements aux fenêtres pour le personnel des hôpitaux publics qui n’en a pourtant reçu aucun au cours de la dernière année de grève des urgences.

En obscur, ce sont des centaines de morts qui ne cessent de s’accumuler et s’ajouter à ces milliers, millions de morts, que cette même mondialisation entraîne, et qui n’émeuvent que rarement. Ce sont des personnes qui, à bout de forces et après s’être vues méprisées au cours de l’année passée dans leurs revendications et demandes légitimes, se voient portées subitement au pinacle, comme héros de la nation, en étant sommées de redoubler d’efforts et de combattre sans armes. Armes que nos gouvernants leur ont ravies par souci de rentabilité, rendant tant de morts « illégitimes »4.

À bas les masques et hauts les cœurs

Quelle doit être la dernière information de Radio Faune Sauvage en ce moment ? « Oui, ma chère Gisèle la bergeronnette, c’est incroyable, nous peinons à en déterminer les causes exactes, mais il semblerait que les humains arrêtent de s’ébattre dans tous les sens à cause du cousin Coco19 qui ne les laisse pas de bois : vous avez un quasi total quartier libre. » Quel beau printemps s’annonce pour ce que nous appelons le monde sauvage ! Les écologistes radicaux, tel feu Arne Næss, père de l’écologie profonde (deep ecology), doivent être comblés. L’humain recule, la « nature » reprend un peu de son souffle.

Que celles et ceux – marginaux, clandestines, sans domicile, vagabondes, personnes à risques, soignants, et autres cas précaires – que cette situation n’épargne pas, mais aussi celles et ceux qui ont perdu ou vont perdre des proches, me pardonnent : mais quelle aubaine de retrouver enfin du temps libre ! Quel plaisir de voir ces quartiers pavillonnaires retrouver un peu de charme grâce à leurs jardins et terrasses où les familles se confinent gaiement. On a enfin du temps, car on nous l’ordonne pour se retrouver soi, pour retrouver l’autre, même si cela n’est pas forcément toujours facile. Notre sage Macron Ier nous l’a même suggéré dans un instant burlesque : « Lisez, retrouvez aussi ce sens de l’essentiel. »

Bien entendu, ce ne sont que ces aspects-là, réalités concrètes créées par le confinement, qui sont réjouissants. Et si le temps est au repos et au ressourcement, cela doit bien entendu être pour rebattre demain le pavé. C’est pour se préparer à être aux côtés des soignants dans leurs futures luttes, et à arracher les milliards que ce Macron de Rothschild commet l’ignominie de ne pas débloquer immédiatement pour l’hôpital public, tout en ne concédant que quelques nuits d’hôtel et transports en taxi, pour justifier sa politique du « quoi qu’il en coûte ». Au contraire, prenons Manu au mot et exigeons « qu'il [soit] des biens et des services qui doivent être placés en-dehors des lois du marché. » C’est pour organiser la grève générale afin de démanteler les contre-réformes néolibérales qui nous ont privés de vrais services publics performants, justes, solidaires. Pour exiger la diminution du temps de travail, l’amélioration de ses conditions, la revalorisation des salaires, et ouvrir même au-delà le champ des possibles : revoir le rapport au travail, à l’activité, l’accès inconditionnel à des besoins vitaux comme la nourriture au moyen de la sécurité sociale alimentaire par exemple5, l’eau potable, le logement, et tant d’autres. Pour exiger, enfin, d’avoir une société revigorée, accueillante pour toutes ces populations qui fuient leurs territoires, où nous avons, là aussi, de manière beaucoup plus violente et structurante, organisé la misère.

Continuer de mener la bataille des idées et lutter contre l’amnésie générale : « ni oubli, ni pardon », mais justice. Combattre les dérives et les replis centralistes, identitaires xénophobes, militaristes et autoritaristes – car cette crise, ce « choc » comme l’a si bien analysé Naomi Klein, est une nouvelle occasion pour nos dominants de profiter de l’état de sidération collectif, pour réaffirmer leur domination6. Reprendre le contrôle de nos vies, et donc le contrôle de notre production « essentielle » (alimentaire, thérapeutique, énergétique, artisanale) pour pouvoir imposer les changements que nous voulons voir advenir. En somme, organiser une base arrière solide pour reconquérir les lendemains qui chantent. Exiger enfin l’arrêt de ces politiques et activités économiques « climaticides » ; l’arrêt de ce système qui cherche à croître de manière illimitée, telle une cellule cancéreuse – le capitalisme, n’en déplaise à des brouilleurs de pistes comme Yannick Jadot, qui se dit écologiste. Car le coronavirus n’est qu’une petite réplique du séisme qui nous attend. Reprendre la bataille contre ceux et celles qui nous font la guerre depuis des décennies, qui organisent et entretiennent leur domination sur d’autres êtres humains, sur le monde. Oui, nous sommes en guerre – certains d’entre nous assurément – contre ce capitalisme globalisé, et contre toute forme d’organisation qui perpétue les mécanismes de la domination.

Tai-chi

La guerre est affaire d’humains, et imaginer qu’elle constitue une catégorie opérante pour d’autres êtres est d’un anthropocentrisme mal placé. Le monde vivant ne se fait pas la guerre car il n’a pas de plan. Il répond aux nécessités de la vie et, aussi, de la mort. Il ne fait ni plan de bataille ni génocide organisé. Il ne gâche pas de vies pour quelques lauriers, car il ne s’est jamais imaginé rire de la mort. Au contraire, l’observation du vivant depuis Darwin, et malgré ce qu’on lui a fait dire, montre que le vivant s’organise plus autour de relations de coopération que de domination ou de compétition7. Mener la guerre à un virus est à nouveau l’occasion de révéler notre rapport au monde vivant : nous cherchons à vivre en-dehors de lui, à côté de lui, en somme à l’aliéner ou à nous aliéner. Non, nous ne sommes définitivement pas en guerre contre le Covid-19, car ce dernier n’a pas pour but de nous anéantir mais ne répond qu’à la nécessité de sa vie, et n’a pas d’autres objectifs. La véritable guerre en cours est celle que mènent les êtres humains de manière quasi totale au reste du vivant depuis plusieurs centaines d’années, et qui est la cause même – au travers de la disparition des habitats et de l’industrialisation de la traite animale – de l’émergence de virus comme le Covid, mais également Ebola, le VIH et d’autres8.

Une autre manière de se « relationner » au vivant, autrement que par l’expansionnisme illimité, est une piste meilleure que toute politique (présente ou future) de l’art du confinement. D’ailleurs, les chauves-souris et les Suédois nous montrent bien qu’il y a d’autres manières de faire face, de dialoguer, avec une épidémie virale, par la recherche d’un autre équilibre9.

Faire la guerre au vivant, c’est faire la guerre contre nous-mêmes, alors que nous avons un besoin urgent de faire l’inverse : celui de faire la paix. Faire la paix entre nous les humains, tout du moins en tant qu’objectif car nous savons ô combien certains ne lâcheront pas leur trône de dominants, de possédants. Faire la paix avec la « nature » que nous connaissons si mal, que nous avons arrêté d’observer, avec qui nous ne dialoguons plus, mais avec qui nous nous débattons. « Nature » dont nous faisons partie. Enfin, faire la paix avec le temps. Ce temps que nous accélérons, que nous découpons, dont nous réalisons la transmutation christique en argent, ce temps que nous compressons car, oui, il y a une fin à notre temps de vivants. Il y a aussi une fin au temps du vivant que nous connaissons, et notre vitesse effrénée crée une entropie, un désordre, dont le monde vivant ne se remettra pas. Nous avec.

Ce coronavirus n’est qu’une alerte qui se loge dans nos poumons pour nous inviter à repenser – comme le souhaite notre guide présidentiel – l’essentiel : respirer. Laisser respirer le reste du monde vivant. Ralentir, se remettre en lien et revenir au tempo du grand orchestre dont nous avons cru (pouvoir) être le chef.

Ainsi, loin des tambours martiaux de mauvais augure, à nouveau apprécier la douce musique du vivant.

Stúre Polisson

1. Ariane Chemin, « Les regrets d’Agnès Buzin », Le Monde, 17 mars 2020.

2. Voir par exemple la loi n° 2020-290, du 23 mars 2020, permettant le gouvernement par ordonnances. Le 25 mars, 25 ordonnances ont été publiées, dont une sur le travail, qui porte, notamment, la durée hebdomadaire maximale de travail à 60 heures. Consultable sur <legifrance.gouv.fr>.

3. Luc Lenoir, « Macron met en garde contre les dérèglements du capitalisme », 11 juin 2019, <www.lefigaro.fr>.

4. Un mort illégitime, « c’est quelqu’un qui avec un système de santé efficient, efficace […], ne serait pas mort parce qu’on l’aurait pris en charge dans de bonnes conditions et avec le volume nécessaire de lits, de personnels. » François Salachas, neurologue et membre du collectif Inter-Hôpitaux, « Coronavirus : on doit se préparer à l’ouragan », 13 mars 2020, <www.arretsurimages.net>

5. Portée par plusieurs acteurs dont la Confédération Paysanne, le Réseau Salariat et Bernard Friot, on retrouve une description complète sur la page web « Pour une sécurité sociale de l’Alimentation » d’Ingénieurs Sans Frontières, 13 mars 2019, <www.isf-france.org>.

6. Voir « Un choc opératoire », dans ce même numéro.

7. Les travaux de Darwin ont très vite été réappropriés, notamment par Herbert Spencer, pour justifier la compétition dans les sociétés capitalistes libérales.

8. Soniah Shah, « Contre les pandémies, l’écologie », Le Monde Diplomatique, mars 2020.

9. Les chauves-souris cohabitent (en elles-mêmes) avec de nombreux virus, car leur réaction immunitaire empêche le virus d’être néfaste. Les Suédois, eux, sont dans une stratégie d’immunité collective : le virus se répand dans la population, dont les cas les plus graves sont pris en charge, mais cela permet de développer l’immunité de la population face à une possible nouvelle épidémie du virus.

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